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Le forum francophone SIG 2008 organisé par ESRI France a vécu. Il a eu lieu au palais des congrès de Versailles. Cette rencontre se tient chaque année mais celle de 2008 revêt un cachet particulier car ESRI France fêtait ses 20 ans. Mais ne vous y trompez surtout pas car la star de ce forum c'était ArcGIS 9.3 la dernière version de la célèbre gamme de logiciels SIG d'ESRI Inc.
Photo : Mame A. Sarr
Vue de la salle du palais de congrès lors de le présentation des nouveautés ArcGIS 9.3
La première journée de cette rencontre qui a vu la participation de plus de mille six cent personnes est marquée par les incontournables démonstrations et présentations des nouveautés ArcGIS 9.3.
Outre ces prestations de hautes factures, plusieurs personnalités ont gratifiés l'assistance de communications fort intéressantes : Hubert REEVES, Astrophysicien et Président de la ligue ROC, Hervé BUCHWALTER, Président-Directeur Général de SPOT Image, Philippe SABLAYROLLES, Responsable de la production cartographique Chez MICHELIN Cartes et Guides, Alex MILLER, Président et Fondateur d'ESRI Canada.
Photo : Mame A. Sarr
Vortre serviteur dans le village partenaires
Je passe une grande partie de mon temps à modéliser le territoire grâce notamment aux Systèmes d’Information Géographique.
Pour cette raison professionnelle, mes collègues géomaticiens et moi attendons attentivement la mise à jour des données cartographiques nationales pour une restitution fidèle de la réalité
terrain. A l’origine de cette préoccupation, il y a le chamboulement du découpage administratif avec notamment la création de trois nouvelles régions administratives. La question qui se pose est
de savoir quelle est la motivation réelle de ce saucissonnage territorial? Je m’interroge à ce sujet car il faut être trop naïf pour croire à la neutralité de l’aménagement et
de la cartographie en particulier. Cette dernière répond toujours à un cahier de charges dont les fondements peuvent être liés à des problématiques politiques, socio-culturelles, économiques,
etc. ou bien soumis à des conditionnalités financières. Par exemple, sur financement de l’Union Européenne, le Sénégal vient de se doter d’une infrastructure de données cartographiques de base au
1/200 000ème. Pourquoi pas au 1/50 000ème? Parce ce qu’un tel niveau de détail couterait très chère. Ce travail qui vient d’être restitué par le Direction des Travaux Géographiques et
Cartographiques (DTGC) au terme de deux intenses années de travail est d’or et déjà dépassé, et en déphasage avec la réalité administrative du Sénégal. Dés lors une mise à jour
s’impose.
Les tribulations de la cartographie du Sénégal reflètent la situation réelle d’un pays qui se cherche et qui n’arrive pas à fédérer les acteurs de l’espace public autour d’une représentation spatiale partagée et figée de son territoire. Cette situation perdurera tant que les comptes du leg colonial ne seront soldés. En effet, il existe deux voir trois cartographies du Sénégal :
· d’abord la cartographie historique et précoloniale des royaumes et provinces,
· Ensuite, la cartographie actuelle arrimée à logique coloniale et reflète de facto la philosophie politico-administrative selon la tradition française et,
· enfin la carte réelle paradoxalement inexistante ; du moins physiquement mais qui dénote une certaine défiance face à l’autorité et peuple l’imaginaire des sénégalais. Autrement dit, il s’agit d’un condensé de représentations ethno-anthropologiques du territoire et des résurgences du paradis perdu des anciennes provinces et autres royaumes.
Les trois principaux logiciels : ArcVew, ArcEditor et ArcInfo comprennent chacun trois
applications basiques : ArcCatalogue, ArcMap et ArcToolbox. ArcGIS server repose sur un server d'applications géographiques, des web services et des passerelles d'applications de type SAS, SAP,
ERP,...) Les solutions ESRI sont commerciales mais ouvertes au développement d'applications grace aux ArcObjects et sont compatibles avec les SGBD.
Images : ESRI France
Photo MAMSA la lecture du débat occasionné par le lancement retentissant par Wade de la GOAN (Grande Offensive Agricole pour le Nourriture et l’Abondance), on se demande bien sur ou est la vérité. Comment distinguer le discours technique de la parole politique? En effet quelques jours après l’annonce de la GOANA, des personnalités comme Jacques Faye ancien directeur de l’ISRA (Institut Sénégalais de Recherche Agronomique) à qui on ne peu pas contester la licence de parler agriculture, ont émis des réserves notamment sur la pertinence du mode opératoire. Les attaques politiques des partis de l’opposition ont été plus violentes et le débat prend maintenant la tournure d’une discussion autour du puits du village. Pour ne pas en rajouter il convient de préciser que cette question est suffisamment sérieuse pour que l’ensemble des acteurs s’entendent sur des objectifs raisonnables et évolutifs pour une solution durable.
On ne peut pas reprocher au président Wade d’avoir des idées face à ce qu’il convient d’appeler la crise du riz. Toutefois, cet imbroglio donne
l’impression d’un manque de connaissance des potentialités intrinsèques des territoires sénégalais et/ou des carences réelles des gouvernements successifs en matière de stratégies, de réactivité
et de capacité d’anticipation. Nous faisons de la veille sanitaire mais du point de vue de la politique d’aménagement du territoire, la notion semble être absente du lexique. Or la compétitivité
est une notion à très forte connotation territoriale. Ce dont le Sénégal a besoin c’est une véritable intelligence économique et une veille territoriale efficace afin d’instaurer une culture de
réactivité dans un contexte globale ou les produits agricoles subissent les lois des marchés et de la nature.
Mandéné