L'optimisme affiché dans le discours politique du gouvernement de Abdoulaye Wade contraste avec le pitoyable spectacle de jeunes sénégalais et africains (en générale) qui se jettent à l'assaut des cotes européennes. Que se passe t-il donc au Sénégal pour que des jeunes sains d'esprit et de corps se lancent dans cet odyssé improbable? Il est possible de donner une réponse assez correcte à cette question: le désespoir d'une certaine jeunesse qui n'a plus rien à perdre. Je relativise mon propos dans la mesure ou il y a une autre jeunesse (certes minoritaire) mais qui s'en sort tout de même. Les statistiques économiques nationales, de l'OCDE et de la banque mondiale montrent pourtant que tous les indicateurs sont au vert. En effet le taux de croissance se stabilise autour de 6% et devrait croitre et le gouvernement a même élaboré une SCA (stratégie de croissance accélérée) qui devrait permettre au Sénégal d'atteindre les OMD (objectifs du millénaire pour le développement). Mais voila "il y a trois types de mensonges" disait le preministre brittanique Benjamin Disraeli (1804-1881) :
"les gros mensonges, les mensonges d'état et les statistiques" (cité par Bjorn LOMBORG dans Le véritable état de la planète, Paris, Cherche midi, 2004, p. 12) Alors cherchez l'erreur.
En 2000, la jeunesse avait massivement voté pour Wade et l'avait porté au pouvoir. Actuellement cette affaire représente une épine trop gênante pour les autorités qui subissent une pression de l'intérieur et de l'extérieur de la part de l'union européenne. Cette situation est rendue plus inconfortable par l'approche des élections présidentielles et législatives (2007). Cette affaire risque de faire tomber des têtes lors des prochaines élections
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Choisir ou le « tri sélectif »