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Mercredi 12 octobre 2005

 

        

            L'Afrique est confrontée aujourd'hui surtout au problème du développement d'ordre économique et social. Ces problèmes ne peuvent être résolus d'une manière satisfaisante que par une approche globale des situations spécifiques dont la non prise en charge retarde ce développement.

 


                                                  Dr Cheikh Anta Diop

            En effet, la conception scientifique du progrès économique ne doit pas faire oublier qu'elle a pour base le développement culturel notamment la langue qui peut jouer un rôle capital dans la conceptualisation et la mise en oeuvre des projets de développement.

La langue est le médium des connaissances, des techniques, des savoir-faire qui sous-tendent toute action de développement. On comprend alors l'importance de la langue première (langue maternelle) qui n'est pourtant pas prise en compte dans les projets à moyen terme des pays africains qui ont eu un lourd passé colonial.

Et on se pose la question de savoir comment faire participer les masses populaires à un développement solide sans parles leurs langues, sans leurs permettre de comprendre ce qui se fait au sommet des Etats en question.

 

Si l'éducation nationale de ces Etats a pour but de préparer les conditions d'un développement intégral assuré par les nations toutes entières, si elle se propose de former des femmes et des hommes capables, au-delà des intérêts individuels, de travailler efficacement à la construction des nations, elle doit être basée sur un mobile capable de prendre en charge toutes les couches des sociétés au lieu de calquer des modèles extérieurs non adaptés à la situation spécifique de l'Afrique.

            Cependant, la promotion d'une ou de quelques langues dans tel ou tel pays posera d'énormes problèmes face à la myriade de langues qui s'y parlent.

Des problèmes d'identité (dans la sélection) à la multiplication des difficultés dans la pratique (quant on veut promouvoir plusieurs langues) s'ajoute le problème de la transcendance de deux exigences apparemment irréductibles l'une par rapport à l'autre: la méfiance de la langue du colonisateur accusé d'avoir acculturé des pans entiers de cette population et par là d'avoir inhibé la créativité et l'originalité; et le désire de l'intégrer dans leur capital culturel en ce qu'elle constitue un formidable instrument de communication internationale, d'investigation littéraire, scientifique et technique.

Nous aboutissons ainsi à deux thèses:

-le développement économique et technologique qui passerai par langue occidental;

-une véritable indépendance linguistique et culturelle qui serai la base d'une libération des énergies, source de développement, qui passerait par la ou les langues nationales.

            La solution, nous semble t-il, est le bilinguisme langue(s) nationale(s)/langue officielle (souvent la langue coloniale).

Pourtant ce bilinguisme existe déjà, depuis l'implantation des occidentaux en Afrique; et sa non institutionnalisation mélange davantage les codes sans apporter toutes les réponses aux questions que se pose l'éducation africaine.

Ce bilinguisme doit être régulé par l'enseignement des langues nationales dans le système éducatif des pays en question au lieu de la politique linguistique par défaut à laquelle nous assistons aujourd’hui.

Notre propos est donc caractérisé par une gestion non réductrice et dialogique d'une situation qui semble contradictoire.

Dans cette volonté de repenser le système éducatif africain il se dégage une nouvelle pédagogie qui s’oppose à une école dans laquelle les concepts et les formes utilisés sont sans relation avec le vécu de l’élève.

Il s’agit évidemment non de l’affirmation purement théorique et abstraite de l’importance des langues nationales au travers des lois et autres formes juridiques, mais de la traduction de celle-ci dans les faits.

A force de s’appesantir sur la complexité du problème, les expériences sont retardées, alors qu’il faudra plusieurs années pour mettre le système en place.

Le jour ou l’on comprendra qu’il faut travailler pour les générations futures et non pour nous, on commencera de produire le matériel pédagogique et la politique linguistique nécessaire pour arriver à cette fin.

                                                                                                                        Babacar FAYE

                                                                                                                        bsfaye@yahoo.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Babacar Faye - Publié dans : mandene
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Samedi 8 octobre 2005
Mardi 4 octobre, des millions de musulmans à travers le monde entiers ont entamé le mois de Ramadan.  Pendant 29 ou 30 jours, ils doivent s'abstenir de boir, de manger, de faire l'amour etc du lever au coucher du soleil. C'est un mois de privation, austérité : des épreuves dont le but est de susciter chez le croyant une introspection sur la valeur des choses de la vie, de prendre conscience de la souffrance de ceux qui vivent dans le besoin, qui ne mangent pas à leur faim...
 La religion musulmane repose sur cinq pilliers:

La profession de foi
La prière 
(cinq prières quotidiennes )
LA zakât (donner une partie de ses richesses à ceux qui sont dans le besoin
Le jeûne
Le pélerinage à la Mecque (si on en a les moyens)


La kaaba (la Mecque-Arabie Saoudite) est la maison d'Ibrahima (Abraham). Elle est située au centre de la grande mosquée de la mecque. Tous les musulmans du monde entiers s'orientent vers ce premier lieu saint de l'Islam pour faire leurs prières quotidiennes.

Quant on parle de l'Islam au Sénégal, on ne peut ne pas parler de la Tidjaniya et du Mouridisme deux grandes confréries religieuses soufi qui ont une influence monumentale sur l'histoire et le quotidien des sénégalais. Les centres névralgiques de la vie religieuse sont Tivaouane et Touba.
   Pour plus d'info:
http://tidjaniya.populus.ch/
http://www.soufisme-livres.com/
http://www.touba-internet.com/top_mouridisme.htm

IMAGES

La mosquée de Tivaouane (Sénégal)


La grande mosquée de Touba (Sénégal)


Par Mandene - Publié dans : mandene
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Vendredi 7 octobre 2005


Mon royaume d'enfance

Mai finissait, mois de grande canicule.
Les plaines fertiles de la petite côte gisait sous la fournaise d'un soleil au zénith.
Animaux et végétaux, non résignés à cette ambiance, attendaient avec véhémence les lendemains meilleurs.
C'était la fin du supplice de cette pittoresque nature augure d'une saison des pluies s'annonçant.
Soudain, surgit une bourgade combien rayonnante à travers ses atours de ville provinciale.
C'est Diofior, ma cité.
Symbole d'un syncrétisme temporel ou les traditions ancestrales défient une modernité en progression. 
Je t'aimerai pour toujours car les langues de feu de mon amour brûlerons et franchirons les barrières du temps et de l'espace.
Et le soir, je penserai toujours à toi, à ton soleil se couchant, à tes étoiles au firmamant et à tes enfants chantant et dansant  sous les majestueux fromager.
Terre promise.
Je te reviendrai au terme de mes pérégrinations pour mûrir l'héritage de mes ancêtres.
ET tel un phénix, tu  sera éternel pour des générations.
Par Mandene - Publié dans : mandene
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