A la lecture du débat occasionné par le lancement retentissant par Wade de la GOAN (Grande Offensive Agricole pour le Nourriture et
l’Abondance), on se demande bien sur ou est la vérité. Comment distinguer le discours technique de la parole politique? En effet quelques jours après l’annonce de la GOANA, des personnalités
comme Jacques Faye ancien directeur de l’ISRA (Institut Sénégalais de Recherche Agronomique) à qui on ne peu pas contester la licence de parler agriculture, ont émis des réserves notamment sur la
pertinence du mode opératoire. Les attaques politiques des partis de l’opposition ont été plus violentes et le débat prend maintenant la tournure d’une discussion autour du puits du
village. Pour ne pas en rajouter il convient de préciser que cette question est suffisamment sérieuse pour que l’ensemble des acteurs s’entendent sur des objectifs raisonnables et évolutifs
pour une solution durable.
On ne peut pas reprocher au président Wade d’avoir des idées face à ce qu’il convient d’appeler la crise du riz. Toutefois, cet imbroglio donne
l’impression d’un manque de connaissance des potentialités intrinsèques des territoires sénégalais et/ou des carences réelles des gouvernements successifs en matière de stratégies, de réactivité
et de capacité d’anticipation. Nous faisons de la veille sanitaire mais du point de vue de la politique d’aménagement du territoire, la notion semble être absente du lexique. Or la compétitivité
est une notion à très forte connotation territoriale. Ce dont le Sénégal a besoin c’est une véritable intelligence économique et une veille territoriale efficace afin d’instaurer une culture de
réactivité dans un contexte globale ou les produits agricoles subissent les lois des marchés et de la nature.
Mandéné
Par Mandene
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Publié dans : Economie
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